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Interview du Journal du Textile

Interview d’Isabelle Manzoni parue dans le Journal du Textile N° 2494 du 23 février 2021

Bien Orientée en 2020, la base de données de boutiques multimarques de mode indépendantes essaie de s’installer dans les habitudes de travail des utilisateurs.

 

fashop-prospection photo_ JT

 

Ils effacent les kilomètres et franchissent les murs des show-rooms et des boutiques confinés. Actuellement, les professionnels de la mode, fabricants ou détaillants, se passeraient difficilement des services des places de marché B to B.

Philippe Zeder, le co-fondateur et dirigeant de Fashop, confirme que les affaires se sont maintenues à un niveau plutôt bon. Sa base de prospection des boutiques multimarques indépendantes fonctionne à rebours d’un salon habituel (les marques proposent, les détaillants achètent) en permettant aux marques de frapper virtuellement aux portes des boutiques qui les intéressent. « Les mesures de restrictions pour tenter d’endiguer la pandémie ont mis le doigt sur la nécessité de prospecter autrement », observe-t-il. Dans une version améliorée et augmentée du représentant de commerce, « Fashop a reçu 20 % de demandes de plus de la part de marques qui espéraient trouver dans nos listes de nouveaux détaillants ».

Ces derniers ont une carte à jouer. « Ils luttent historiquement contre l’uniformisation grâce à leur sélection très personnelle. Plus que jamais, ces indépendants n’ont de raison d’être qu’avec un assortiment unique, qu’aucun autre dans les alentours ne proposera ». La fracture du covid est claire : « la globalisation, c’est fini, les achats à la pelle de produits tous identiques, les consommateurs n’en veulent plus et se tournent vers leurs commerçants », veut croire le dirigeant.

Il tient d’ailleurs à rectifier une idée fausse. Grâce aux données fournies par son partenaire Ellisphère, le portail d’informations financières, économiques et légales des entreprises, Fashop constate que « la solvabilité des multimarques indépendants de mode n’a pas du tout été dégradée en 2020 ». Selon lui, « les scores maximum (risques nuls à faibles) concernent désormais 49 % des boutiques de mode indépendantes, au lieu de 45 % l’année dernière ». Les dispositifs de soutien mis en place par le gouvernement français, tels les prêts garantis par l’état (Pge) et le chômage partiel, sont les premières raisons de cette étonnante résistance. « Mais surtout, l’implication personnelle de ces professionnels indépendants est beaucoup plus forte que dans le modèle succursaliste qui a bu la tasse. Ce sont des commerçants qui jouent leur vie, ne comptent pas leurs heures. Pour l’instant, cela paie ». Les Pge leur ont été plus facilement accordés,  peut-être en raison de leur profil.

 

Comprendre son marché

Maintenant que l’outil internet et les services Fashop sont intégrés dans les démarches commerciales, les marques peuvent en tirer d’autres profits. « Nous compilons des bases depuis dix-huit ans et nous analysons donc l’intégralité de l’évolution du commerce indépendant. Une marque qui prospecte en ligne les meilleures boutiques pour ses collections peut savoir à côté de qui elle était et de qui elle est désormais, mais aussi décider à côté de qui elle sera. Mieux comprendre son marché permet de mieux le cibler et d’exploiter tout le potentiel de sa marque ». Philippe Zeder a également remarqué que « les boutiques sont de plus en plus exigeantes. Elles ont diminué leurs ordres d’achats mais multiplient le nombre de fournisseurs ». Elles passent des commandes plus petites auprès davantage de marques. Or, « j’ai l’impression que ce ne sont pas forcément les marques textiles qui en profitent le plus mais plutôt la cosmétiques ou des petits objets. La « conceptstorisation » des points de vente est une réalité ».

 

Communautés

Autre changement notable apparu durant la période de crise, « les créations de communautés autour de boutiques se sont presque généralisées ».  A l’image de ce que les marques font, les indépendants désormais développent leurs propres pages Instagram ou Facebook. « Nous sommes passés de 65 % en moyenne de magasins indépendants qui animaient de façon régulière leur page Facebook à 80 % à la fin de l’été ».

En outre, Philippe Zeder rappelle  que « les années précédentes, il s’était créé en moyenne 1. 200 boutiques de mode indépendantes. En 2020, ce chiffre est en baisse de 50 %, mais cela signifie que la crise sanitaire n’a pas découragé 600 entrepreneurs ».

En 2020, le nombre d’indépendants (17.000) dépassait le nombre de succursales (12.000) « Au vu des changements de comportements des consommateurs et leurs attentes nouvelles face à la saturation qu’ils semblent éprouver pour les produits de mass market, la courbe ne devrait pas s’inverser ».

 

Isabelle Manzoni – Journal du Textile 23 février 2021

 

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